A.N.V.V.E.N

Association Nationale Vétérans Victimes Essais Nucléaires

 

Différents articles de journaux.
article Télégramme f.m arvoric . pavillon Breton le clem et ses vétérans la vérité en marche ouest france fevrier 06 andré le Bot témoigne télégramme janv 06 député jean-yves le Briand . député Finistère  christian Menard communiqué de presse MAM.
Dans ce document de MAM il est nullement expliqué que le sort des militaires est pris en compte, toutefois le missionnaire "jurien de la Gavrière" doit rencontrer en Polynésie les anciens participants

« LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ EST EN MARCHE »
Une commission d’enquête, chargée de recueillir tous les éléments d’information sur les conséquences des essais nucléaires aériens de 1966 à 1974 pour les populations de Polynésie française, a été mise en place par l’assemblée de Polynésie française. Le 21 février, les parlementaires polynésiens viendront à Paris pour présenter leur rapport à l’Assemblée nationale.
La commission d’enquête a été créée le 15 juillet dernier. Après six mois de travaux, elle a rendu son rapport. Selon les membres de cette commission, le système météorologique, mis en place par la Direction des centres d’expérimentation nucléaires (Dircen), a été « non seulement insuffisant, mais aussi incapable de prévenir les risques de retombées des essais aériens ». La commission estime que « 14 stations météorologiques pour assurer les prévisions sur un territoire de 5 millions de km² étaient ridiculement insuffisantes ».
« Fort taux de cancer »
Elle exprime aussi « sa forte conviction » que les essais ont eu « des conséquences graves sur la santé, non seulement des personnels qui ont travaillé sur les sites d’essai, mais sur l’ensemble de la population polynésienne. Le très fort taux de cancer de la thyroïde chez les femmes et le développement inquiétant des leucémies aiguës myéloïdes montrent que les retombées radioactives n’y sont pas étrangères ». Les visites sur les îles de Mangareva, Tureia et Hao « ont confirmé l’importance des retombées passées des essais aériens encore mesurables aujourd’hui, et l’état lamentable dans lequel les populations et ces îles ont été laissées par ces unités militaires ». « La recherche de la vérité est en marche », indique Unutea Hirshon, présidente de la commission, qui préconise, notamment, d’entamer des pourparlers avec l’Etat « pour un dialogue et une concertation sur les conséquences de trente ans d’essais nucléaires, dans la vérité et le respect de la Justice pour les victimes ».
ARTICLE DU TELEGRAMME 14.02.2006.

justice, pour nous niet!
Politique
La santé des vétérans en question
La venue du président de la République à l’île Longue, jeudi, suscite une réaction de la part de l’Association nationale des vétérans victimes des essais nucléaires. Elle estime que « le Président, une fois de plus, oubliera de dresser l’inventaire des conséquences néfastes sur la santé des vétérans... Les vétérans ne furent pas des mercenaires avides de profit. Ils ont fidèlement servi la Nation, en prenant des risques que la hiérarchie, abusée par les responsables politiques, a toujours niés...
ARTICLE DU JOURNAL TELEGRAMME DU 17.01.2006

article du 01.mars 2006 Journal forum LIBERATION.
sujet Les vétérans du nucléaire pix car_nr pix Officier supérieur (retraité) après avoir débuté comme matelot, je voudrais souligner le sort injuste des vétérans du nucléaire (nombreux appelés) qui sont prématurément décédés ou gravement malades dans l'indifférence d'une Nation ingrate et à la mémoire bien courte.

J'ai participé à la campagne de tirs atmosphériques (très polluants) en 1968 en Polynésie,sur le Clemenceau et j'affirme qu'aucune mesure de précaution sérieuse ne fut mise en oeuvre pour garantir les équipages. Nous observions le nuage à 90 km de distance sans la moindre protection, pas même une paire de lunettes ou une combinaison. L'amiral Sanguinetti, pacha du clem sur zone, n'a cessé de l'affirmer jusqu'à sa mort. Aucune étude épidémiologique n'a été entreprise. Quelles conséquences pour la descendance? Tous les pays occidentaux ont reconnu et indemnisé les maladies radio induites sauf notre chère France. Aucune mesure spécifique ne fut mise en place pour aider les veuves et les orphelins. Certaines avaient dû quitter un emploi stable à cause des mutations géographiques imposées à l'époux; on les retrouve alors comme femmes de ménage. Normal n'est-ce pas? Le catafalque du gendarme assassiné aux Antilles recevra une médaille et sa veuve, une accolade ministérielle. Fermez le ban, affaire classée. D'autres corporations civiles sont autrement bien traitées et rapidement.

MAM a mis en place un Observatoire de la Santé des Vétérans (décret du 20/06/04) , désigné sur mesure et qui fonctionne en vase clos dans les salons parisiens, en refusant d'auditionner les témoins survivants. Pourquoi ne pas tenir quelques réunions en province (Brest, Toulon...) en présence des journalistes? Cela s'appelle la transparence. L'émission «Pièces à convictions» d'Elise Lucet en décembre 04 a apporté les preuves filmées de l'exposition des personnels et montré la désinvolture d'un ancien premier ministre gaulliste! face au désarroi d'une veuve. M de la Gravière avait promis la diffusion d'un rapport (un de plus) dans les 6 mois; on attend toujours. Il vient de déclarer hilare! qu'entre 6 et 10 tirs avaient été polluants de 1966 à 1974. Les victimes souhaiteraient en savoir plus. Lors de sa visite à L'Ile Longue à Brest le 19 janvier dernier, J Chirac a oublié de citer le mérite de ceux qui ont contribué à bâtir la dissuasion nucléaire, «gage de paix».

Quelques vétérans malades et affaiblis trouvent encore la force de se présenter devant un tribunal, au terme d'un véritable parcours du combattant administratif; l'Etat fait systématiquement appel de toute décision favorable rendue en premier ressort.Lamentable!
Le Service de Santé des armées et l'Action Sociale des Armées se désintéressent de ce problème gênant pour la classe politique de gauche comme de droite. Le 11 février, Oscar Temaru qui a remplacé «le copain Flosse» à Papeete, a déposé un rapport à l'Assemblée nationale pour demander l'indemnisation des populations locales contaminées. Que font nos députés métropolitains, membres de la Commission DN? Rien du tout car c'est un sujet tabou, sur ordre de l'Elysée.

Un dernier mot pour plaider la cause de la Jeanne d'Arc qui sera désarmée dans quelques années: que cette merveilleuse ambassatrice mondialemnt reconnue, poursuive sa carrière à Brest comme centre international de culture/loisirs.

pix

Re:Les vétérans du nucléaire. Journal LIBERATION. car_nr auteur forest -  vendredi 03 mars 2006 12:55 Hélas tous les vétérans de quelque conflit ou armée que ce soit, exposés à ce genre d'expérience ne seront jamais aidés par le pays pour lequel ils sont censé donner leur vie !! (cf agent orange, ou radiations en yougo et en irak avec les munitions spéciales)

Et surtout pas de bruit et pas de vague et pas d'indémnisation et de la confiance...ben voyons...

Lâches et muets...Bravo...


sujet Re:Les vétérans du nucléaire. auteur Penfeld -  mardi 07 mars 2006 10:05 JOURNAL FORUM LIBERATION. Intéresse également izarn

Votre message dépasse le supportable, si les faits relatés (Algériens attachés à des poteaux) sont exacts et non le fruit d'une quelconque machination ou montage cinématographique..
Les politiciens liés aux scientifiques, savaient que ces expérimentations présentaient des risques, c'est écident. La hiérarchie militaire ne pouvait qu'exécuter la mission. Je n'ai jamais eu la moindre conférence pour expliquer les effets des bombes atomiques sur l'organisme; poser une question c'était déjà apparaître comme un mauvais patriote à sanctionner. Il faut se replacer dans le contexte de l'époque avec de Gaulle comme guide suprême.
C'est le passé, mais ce qui me choque c'est l'omerta des gouvernements de gauche comme de droite, c'est trop injuste. Pas la moindre reconnaissance, ne serait-ce que par une «médaille de Polynésie». Car, reconnaître aujourd'hui une insuffisance de précaution ouvrirait la voie d'un débat national et aucun parlementaire ne le souhaite. Alors de Mitterrand à Chirac, depuis 25 ans, on étouffe le scandale des vétérans du nucléaire en attendant leur mort inévitable. Ce n'est guère glorieux pour nos élites. D'autres corporations plus turbulentes, sont autrement considérées et indemnisées. Aucun recensement des victimes n'est effectué, aucune sollicitude apportée aux veuves et orphelins. A côté des cancers et leucémies, il faut mentionner de petits inconvénients du type impuissance sexuelle, stérilité masculine, dermatoses qui empoisonnent la vie (pas de piscine/plage...) Et cela se passe en France!!
Alors sur Brest et le Finistère, terre de marins, je continue à m'exprimer dans la presse locale, et ce sera encore le cas à l'occasion des législatives de 2007, en interpellant les candidats. Il faut maintenir la flamme, en mémoire des collègues disparus dans la force de l'âge à la suite de maladies radio-induites et pour rendre hommage à ces veuves, magnifiques femmes de marin exemples d'humilité, de dignité et de courage.


A l'attention de Messieurs Yves Cossais (OF) et André Rivier (Télégramme)
Articles édités dans Ouest-france et Télégramme 16 janvier 2006. puis journal de la F.N.O.M.(Fédération Nationale Officiers Mariniers).
 
Communiqué de presse de l'A.N.V.V.E.N (Association Nationale des Vétérans Victimes des Essais Nucléaires)
 
        Le jeudi 19 janvier, le président de la République sera à l'Ile Longue pour vanter les mérites de la dissuasion nucléaire qui garantit la paix depuis 30 ans. Le génie français sera exalté et la nation remerciée des efforts financiers consentis. Quelques hommages appuyés seront rendus aux personnels civils et militaires qui maintiennent cette force en état de servir. En revanche, le Président oubliera une fois de plus, de dresser l'inventaire des conséquences néfastes sur la santé des vétérans. Les essais nucléaires français furent, comme par exception,  les seuls à ne pas contaminer ou irradier les zones de tir et de retombées. Tous les autres pays occidentaux ont reconnu les conséquences et pris en charge les indemnisations des maladies radio induites. Les vétérans ne furent pas des mercenaires avides de profit, ils ont fidèlement servi la Nation en prenant des risques que la hiérarchie, abusée par les responsables politiques, a toujours niés. Seul, l'amiral Sanguinetti qui commandait le porte avions Clemenceau en 1968, a eu suffisamment de courage pour  briser l'omerta gouvernementale, de gauche comme de droite. Quel crédit accorder à l'Observatoire de la Santé des Vétérans (OSV) qui fonctionne en vase clos sans auditionner les témoins survivants des faits analysés?
        Dans l'Ouest et le Finistère tout particulièrement, les victimes sont nombreuses et les décès prématurés laissent des familles désemparées, sans aucun soutien  réel. Soulignons que les épouses, admirables femmes  de marins, ont souvent dû quitter leur emploi à cause des mutations géographiques imposées à l'époux et qu'elles se retrouvent sans ressources suffisantes lorsque survient le drame imprévisible.
         Les vétérans des essais nucléaires, regroupés au sein de l'ANVVEN déplorent l'indifférence de nos parlementaires et l'ingratitude d'une Nation à la mémoire bien courte. C'est vrai que les vétérans constituent une corporation peu turbulente qui a le tort de refuser toute implication dans le débat politique. L'injustice conduit à l'amertume et au désespoir.
Pierre  Marhic
président de l'A.N.V.V.E.N (tel: 02 98 47 02 84)

photographe75013 -  vendredi 03 mars 2006 12:56 Forum de LIBERATION Il est regrettable et injuste ce qui vous est arrivé. Mais pensez-vous sincèrement que ceux qui nous gouvernaient à cettte époque et donnaient les ordres n'étaient pas conscient des conséquences de tes actes.
J'ai vu à Paris, au début des années 60 avec mon père, un film tourné dans le désert saharien où la France à cette époque faisait ces expériences nucléaires, des hommes attachés à des poteaux à des distances diffèrentes pour voir les réactions des radiations, ces hommes étaient des arabes et étaient vivants.
Ce film a été diffusé dans une salle du 9ème arrondisssement. Une seule séance.

Brest Forum. Journal OUEST-FRANCE
vendredi 17 février 2006
Le Clemenceau de retour à Brest
Après de nombreuses péripéties, le Clemenceau va revenir à Brest. Qu'en pensez-vous ?

Exprimez-vous

L'avis de Merle, Toulon : Défavorable
Brest n'est pas un cimetière pour bateaux il aurait fallu le couler en Méditerranée et les poissons auraient été contents et je pense que l'amiante ne serait plus dangereuse. Mais pour les entreprise locales de désamiantage cela aurait été bénéfiques.
(21/03/2006)
L'avis de Roger ABIVEN, Brest : Démantèlement du Clémenceau à Brest ! Pourquoi pas ! Mais ... !
Le Clémenceau sera, dans quelques semaines, de retour à Brest où il a été construit. Y sera-t-il déconstruit ? Un certain consensus semble exister pour aller dans ce sens, posant toutefois beaucoup de conditions et d’exigences. Différents points de vue ont déjà été exprimés révélant des convergences mais aussi des divergences. Ces points de vue semblent traduire l’attention et l’intérêt portés au sujet par la population du pays de Brest. Sans doute du fait que Brest ne manque pas d’atouts, de compétences, de moyens, mais aussi à cause de la situation de l’emploi. Cette nouvelle filière industrielle de démantèlement de vieux navires qui pourrait se faire à Brest serait-elle économiquement viable et écologiquement acceptable ? Comment serait-ce conciliable ? Cette activité ne devrait plus être vue comme un marché lucratif destiné à faire des profits en extériorisant les coûts des pollutions générées et de leur toxicité mais comme une sorte de service public nécessaire, respectueux de la santé des hommes et de l’environnement. Mais n’oublions pas : -que Brest et sa rade subissent déjà beaucoup de contraintes, notamment du fait de la présence du nucléaire, -que l’écosystème de la rade est fortement perturbé et menacé par les nombreuses pollutions qu’il subit. Il faut donc éviter d’en rajouter d’autres : amiante, produits toxiques, il faut aussi éviter de créer d’autres entraves au développement durable et de compromettre d’autres activités. N’oublions pas non plus que les populations civiles sont déjà soumises à beaucoup de risques majeurs dont certaines de type Seveso ! Le Clémenceau sera, dans quelques semaines, de retour à Brest où il a été construit. Y sera-t-il déconstruit ? Un certain consensus semble exister pour aller dans ce sens, posant toutefois beaucoup de conditions et d’exigences. Différents points de vue ont déjà été exprimés révélant des convergences mais aussi des divergences.
Ces points de vue semblent traduire l’attention et l’intérêt portés au sujet par la population du pays de Brest. Sans doute du fait que Brest ne manque pas d’atouts, de compétences, de moyens, mais aussi à cause de la situation de l’emploi.
Cette nouvelle filière industrielle de démantèlement de vieux navires qui pourrait se faire à Brest serait-elle économiquement viable et écologiquement acceptable ? Comment serait-ce conciliable ? Cette activité ne devrait plus être vue comme un marché lucratif destiné à faire des profits en extériorisant les coûts des pollutions générées et de leur toxicité mais comme une sorte de service public nécessaire, respectueux de la santé des hommes et de l’environnement.
Mais n’oublions pas :
-que Brest et sa rade subissent déjà beaucoup de contraintes, notamment du fait de la présence du nucléaire,
-que l’écosystème de la rade est fortement perturbé et menacé par les nombreuses pollutions qu’il subit.
Il faut donc éviter d’en rajouter d’autres : amiante, produits toxiques, il faut aussi éviter de créer d’autres entraves au développement durable et de compromettre d’autres activités. N’oublions pas non plus que les populations civiles sont déjà soumises à beaucoup de risques majeurs dont certaines de type Seveso !
Y a t il au niveau des ports, militaires ou de réparation navale civile, un site convertible, autour d’une forme de radoub et d’installations de confinement, permettant d’organiser une filière de démantèlement durable ? La question du choix du site semble donc primordial ! L’avenir du pays de Brest et de la pointe de Bretagne doit être construit en misant sur le patrimoine que constituent la Rade et le goulet de Brest.
(18/03/2006)
L'avis de BERTHELOT Jean, BREST : Le
Je ne reviendrai pas sur les pérégrinations de ce glorieux navire qui, si elles en ont fait rire certains, ont fait comprendre à beaucoup d'autres que nous étions de drôles de gens. Aujourd'hui, le leitmotiv est pas de ce bâteau poubelle à Brest ! Soit disant au titre de la santé publique, de la pollution de la rade, etc... Nous sommes dans un bassin qui manque d'emplois industriels. Il n'a pas été voulu de l'usine CITROEN en son temps car il y avait assez de cégétistes avec l'arsenal disait-on. Les centrale thermique, raffineries, terminal pétrolier, etc... ont été également refusées mais cette fois au titre de la pollution. Aujourd'hui les mêmes peut être se plaignent du manque d'emplois industriels sur BREST arguant que les emplois du tertiaire sont en progression constante. Jusq'à ce centre européen de lutte contre les pollutions maritimes a échappé à BREST après moultes tractations souterraines. Alors pourquoi ne pas contruire un site confiné en lieu et place des bonbonnes de gaz SEVESO qui recevrait ces futurs très nombreux navires à démolir après les avoir dépollués. Nous savons envoyer des cosmo-spationautes et nous ne saurions pas protéger les hommes chargés de ce labeur? Nous ne saurions pas construire des machines qui le feraient à leur place ? Vous avez une chance de créer quelques centaines d'emplois puisqu'il y aurait de la sous-traitance dans la filière récupération. Le port pourrait de son coté avoir un trafic ferraille plus important. Un peu de courage et ouvrir les yeux, c'est ce qui manque à tous ces éreinteurs qui ont fait fuir l'emploi industriel de BREST. En attendant ils pleurent sur les conditions désastreuses de travail des peuples indiens et autres depuis le Clemenceau. Avant s'en souciaient-ils? Bien sûr que non, ils sont trop loin pour les intéresser.
(24/02/2006)
L'avis de DEBEIR Clauswald, BREST : faudrait savoir
Il reste à espérer que le pragmatisme l'emportera sur les passions. Sans forcément mépriser l'aspect écologique des activités humaines, il faut prier pour que des industries créatrices d'emplois s'établissent encore dans la région. C'est d'ailleurs du fruit de ses activités humaines que naissent les moyens financiers nécessaires aux diverses "protections" de la nature, et même de l'espèce humaine sous forme d'actions sociales et de solidarité. Certes la Bretagne est belle et peut constituer un but touristique d'autant plus attractif qu'il aura conservé une certaine pureté "naturelle". Mais l'excès en tout reste un défaut et le touriste chinois de demain, bénéficiant lui du plein emploi, ira probablement plus facilement à Las Vegas, où tout est synthétique, qu'au fond de la Penfeld où la French Navy espère oublier son Clem. Entre nous il ne doit pas être beaucoup plus polluant de découper un bâtiment de la Royale (ou autre) que de le construire à partir du minerai naturel brut. Il y aurait là un gisement d'emploi d'autant plus durable que d'autres gouvernements y verraient un moyen, parfois proche, de se débarrasser "honnêtement" des coques encombrantes. Un petit malin pourrait même fabriquer des petits coffrets de bois renfermant un bout de tôle certifiée d'origine et le vendre (par le Net) sur toute la surface du globe. En d'autre terme cette mauvaise publicité pourrait bien devenir très productive le temps que la concurrence des pays pauvres ne redevienne mieux disante.
(24/02/2006)
L'avis de Pierre Marhic, Bohars : Le Clem et la détresse des vétérans.
Le bon peuple, qui n'a jamais posé un pied à bord, s'apitoie sur le sort des tôles rouillées du Clemenceau, mais pas une seule âme se pense à rappeler ce que furent les sarifices imposés aux équipages, au nom de missions périlleuses décidées par des politiciens peu scrupuleux. - le Clemenceau a participé aux essais nucléaires atmosphériques (très polluants) en Polynésie en 1968 et j'y étais affecté comme second- maître détecteur (maistrancier).. Je sais de quoi je parle, à l'inverse de nombreux "pseudo érudits" qui ont seulement parcouru une revue en papier glacé dans les bibliothèques municipales ou à l'UBO. - L'amiral Sanguinetti qui commandait le Clem sur zone, a affirmé qu'aucune protection sérieuse ne fut prise pour garantir les personnels. Je confirme. - Les pathologies frappent les vétérans avec des décès prématurés dans le silence d'une Nation ingrate et à la mémoire bien courte. Les veuves abandonnées se retrouvent femme de ménage pour élever les orphelins. Normal ! - Tous les pays occidentaux ont reconnu et indemnisé les maladies radio induites sauf notre chère France. - Semblant spéculer sur notre mort programmée, Michèle Alliot-Marie crée un Observatoire parisien qui refuse d'auditionner les témoins survivants ! - Dans l'émission "Pièces à convictions" en décembre 2004, M. de la Gravière avait annoncé la diffusion d'un rapport dans les 6 mois. On attend. - Lors de sa visite à l'Ile longue le 19 janvier 2006, Jacques Chirac a "oublié" d'évoquer le sort des vétérans. - Des vétérans malades se présentent devant les tribunaux pour demander réparation ; l'Etat fait systématiquement appel. - Les parlementaires finistériens ne prennent aucune initiative (à l'inverse des élus polynésiens)
(23/02/2006)

Commentaires
Ouest-France, le Blog de la rédaction.
Flamanville sur la planète Terre !
lundi 20 mars 2006 à 22:57, par Lugué Jean-François (Redon)

Effectivement , l'argent du nucléaire sait convertir de nombreuses collectivités à la religion de l'atome… D'autant plus facilement que certaines régions et départements doivent faire face à de nombreuses dépenses, notamment en matière sociale, sans que l'Etat transfèrent les moyens correspondants. L'équation: "nucléaire = emploi + protection sociale" fonctionne plus que jamais dans ce climat d'insécurité sociale.
La situation en 2006 semble toutefois éloignée de celle de 1981. La conscientisation anti-nucléaire dans le Cotentin est bien plus faible qu'en Bretagne à l'époque de Plogoff. D'ailleurs les Bretons ont semble-t-il à l'époque réagit autant par réaction contre l'Etat que contre l'industrie atomique.
En cette période de crise morale de la société, l'Etat est réhabilité dans la conscience de beaucoup de nos concitoyens qui lui font malgré tout confiance et font le choix de "croire à quelque chose" même s'ils savent que le lobby de l'atome raconte beaucoup de mensonges.
Toutefois, la conscience anti-nucléaire aujourd'hui dépasse les territoires à l'échelle d'une région. On sait que le nuage de Tchernobyl ne s'est pas arrêté aux frontières… Les anti-nucléaires sont plus nombreux qu'en 1981 et ne se trouvent pas que chez les "Verts" et l'extrême gauche. Il y aussi d'autres partis ("régions et peuples solidaires", les "alternatifs", …) et aussi des groupes de réflexion dont l'audience se renforce (La décroissance, Attac,…) et surtout les centaines d'associations de protection d'environnement qui font partie du réseau "sortir du nucléaire". Toutes ces organisations ont popularisé l'idée que le nucléaire n'est absolument pas une solution d'avenir.
L' opinion publique est largement anti-nucléaire en France mais tous les cadres des gros partis politiques et de la république y restent majoritairement favorables. Le bras de fer va commencer. La réalisation de 2 grandes fresques humaines anti-nucléaires en Bretagne (Redon en 2004 et Nantes en 2005) laissent penser que la mobilisation du 15 et 16 avril contre l'EPR sera loin d'être ridicule.

Le nucléaire et ses vétérans.
mercredi 22 mars 2006 à 11:20, par Marhic Pierre (Bohars)
icone nucléaire

Je saisis l'affaire de l'EPR pour souligner le sort injuste réservé aux personnels civils et militaires qui ont participé aux essais nucléaires liés à la dissuasion (Sahara et Polynésie). Ces expérimentations, par définition mal cernées, ont connu des applications civiles, c'est incontestable.
Affecté sur le PA Clemenceau en 1968 j'affirme qu'aucune protection sérieuse ne fut prise pour garantir les équipages et nous observions le nuage, en short et chemisette, à 90 km de distance. De nombreux vétérans souffrent de pathologies diverses et des décès prématurés sont intervenus. Les veuves et orphelins sont abandonnés par une nation ingrate et à la mémoire bien courte. Tous les pays occidentaux ont reconnu les maladies radio induites et indemnisé les victimes...sauf la France. Aucune étude épidémiologique ne fut commandée par les responsables politiques. Les vétérans malades et affaiblis qui trouvent encore la force de se présenter devant un tribunal à l'issue d'une lourde et longue épreuve administrative, sont systématiquement renvoyés à la procédure d'appel par le représentant de l'Etat. Pour "gagner du temps" et comme spéculer sur notre mort programmée, MAM a mis en place, par décret du 20 juin 2004, un Observatoire de la Santé des Vétérans (OSV) désigné sur mesure et qui fonctionne en vase clos dans les salons parisiens, en refusant d'auditionner les témoins survivants des faits incriminés. Est-ce cela la transparence? Pourquoi ne pas tenir des séances en province (Toulon, Brest...) en public et en présence des journalistes? Où sont donc passés les gaullistes, promoteurs de la dissuasion nucléaire? L'émission "Pièces à convictions" de décembre 2004, animée par Elise Lucet, a démontré les faits et exposé l'attitude désinvolte d'un ancien premier ministre du président de Gaulle face à une veuve.
Les élus Polynésiens sont venus à Paris le 21 février 2006 pour demander l'indemnisation des populations locales contaminées. A quand, une pareille initiative de la part de nos parlementaires métropolitains et Bretons en faveur des vétérans et leurs ayants-droit, fort nombreux dans l'Ouest?
Les vétérans ne furent pas des mercenaires; ils ont servi la nation au-delà de la mission fixée, en bravant un risque réel et parfois mortel, dissimulé par la hiérarchie. Aucune information ne fut donnée pour éclairer un choix d'affectation lourd de conséquences. Avons-nous été sciemment trompés et "sacrifiés" au nom de la raison d'Etat? Ils sont ulcérés et exaspérés de constater que leur sacrifice n'est pas reconnu depuis 40 ans. D'autres corporations, plus turbulentes ou mieux représentées, sont autrement considérées et rapidement récompensées pour des calculs électoralistes qui ne sont pas en rapport avec le service rendu. C'est dangereux pour la cohésion sociale et profondément injuste.


article du journal "TELEGRAMME" 21.05.2006.courrier lecteurs pour le retour du PA Clémenceau (la coque)
debat
Anciens du Clemenceau : vos témoignages
 
Retour au pays koweitien 23/05/2006 16:32
clemenceau 1964 a 1965 jhonnybernard 21/05/2006 09:03
renseignements clemenceau jhonnybernard 21/05/2006 08:18
Bonjour tristesse houbbabzh 19/05/2006 15:35
Souvenirs de Bernard Satger telegramme 17/05/2006 10:51
Clem et essais nucléaires
J'ai embarqué sur le Clem à l'été 66 (pour 3 ans) à l'issue du cours de quartier-maître détecteur, suivi durant 6 mois à Porquerolles. Comme le veut la tradition, j'ai effectué ce choix d'affectation en fonction du classement final de sortie, pour bénéficier d'une expérience technique et opérationnelle de haut niveau dans le domaine des radars.La vie à bord m'a semblé très supportable et même confortable par rapport à mon premier embarquement en 64, sur l'escorteur rapide Le Corse où existaient encore le hamac et le système des bidons et gamelles pour la nourriture, avec l'obligation de démonter et ranger au plafond, tables et bancs après chaque repas( l'ordre venait par diffusion générale: "les tables aux barreaux"). Sur le Clem, chacun disposait de sa bannette et la "rampe" de cafeteria marquait un immense progrès.
De la campagne d'essais nucléaires en 1968 en Polynésie, je retiens, sur le plan opérationnel, la perte d'un avion Etendard.
J'étais de quart (14h à 18h) au CO (Central Opérations) et je fus le premier à annoncer le signal mayday IFF aperçu sur l'écran radar, azimut 060, distance 55 nautiques, aussitôt confirmé par le chef du CO, le maître détecteur Crom. Ce fut pour moi un test grandeur nature car, tout jeune second-maître, j'étais chargé des matériels IFF (Identification Friend or Foe) qui permettaient aux pilotes de se faire reconnaître.
Sur le plan humain, il me faut malheureusement souligner les conséquences dramatiques des essais nucléaires qui ont irradié ou contaminé plusieurs membres de l'équipage. Certes, les preuves irréfutables sont difficiles à administrer mais des doutes sérieux subsistent en l'absence d'études scientifiques et épidémiologiques. Le secret Défense empêche toute progression de la vérité. L'amiral Antoine Sanguinetti, qui commandait le Clemenceau en 1968, a osé rompre l'omerta pour affirmer qu'aucune mesure préventive ne fut mise en oeuvre pour protéger son équipage. Il est intervenu à plusieurs reprises dans les journaux et aussi à la télévision. L'émission "Pièces à convictions" animée par Elise Lucet en décembre 2004, a apporté des éléments indiscutables au dossier. J'affirme que nous fûmes des dizaines, des centaines sans doute, à observer le nuage radioactif, en short et chemisette. De nombreux collègues sont prématurément décédés dans l'indifférence d'une Nation ingrate et à la mémoire bien courte. Les veuves, dont certaines avaient dû quitter un emploi stable à cause des mutations géographiques imposées à l'époux, ont accepté des places de femme de ménage pour élever décemment les orphelins.Où se situe la reconnaissance?
Quant au prétendu "volontariat", je ne connais pas un seul marin qui le fut pour mourir d'un cancer à 40/50 ans. Tous les pays occidentaux ont reconnu et indemnisé les maladies radio induites sauf notre chère France! Les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, refusent de traiter sérieusement ce dossier.... vraisemblablement explosif. Les élus Polynésiens réussiront peut-être...La proposition de loi récemment déposée par C. Taubira et P. Giacobbi n'a aucune chance de venir en discussion à l'Assemblée nationale, l'actuelle majorité "gaulliste" fera barrage. Idem pour la demande de commission d'enquête au Sénat (signée par les sénateurs Finistériens Boyer, Marc et Le Pensec). Les sollicitations auprès de nos députés restent stériles quand elles n'agacent pas. La ministre de la Défense, Mme Alliot-Marie a mis en place un Observatoire de la Santé des Vétérans (OSV) par décret du 20 juin 2004. Cet organisme, obscur et désigné sur mesure, fonctionne en vase clos dans les salons parisiens, en refusant d'auditionner les témoins survivants des faits incriminés. Pourquoi ne pas tenir quelques réunions publiques en province (Toulon, Brest...) en présence des journalistes? S'agit-il seulement de gagner du temps en spéculant sur notre mort programmée?

Pour ce qui concerne les fortunes accumulées en Polynésie, je demande que mes revenus de l'année 1968 soient publiés dans la presse et ensuite nous effectuerons quelques comparaisons entre fonctionnaires de catégorie B ou agents civils de l'Etat. Jouons la transparence. Pour ma part je ne connais aucun marin fortuné.!
Avec quelques vétérans de la Royale, nous avons créé à Brest, une association pour perpétuer le souvenir des collègues trop tôt et injustement disparus et lutter pour obtenir la reconnaissance des sacrifices endurés au service de la Patrie.
En été 1969 j'ai quitté le Clemenceau pour suivre durant un an, le cours de Brevet Supérieur détecteur ( BS) à Porquerolles, puis affectation de 3 ans sur le BEM Henri Poincaré avant de quittter la "vraie Marine navigante"pour suivre durant 2 ans, la formation d'officier d'administration de la Marine à Cherbourg.
L'Association Nationale des Vétérans Victimes des Essais Nucléaires (ANVVEN) est ouverte à tout vétéran ou ayant droit (veuve,orphelin..) civil, appelé, engagé ou de carrière de toutes les armes. Site: www.anvven.net et courriel: asso@anvven.net.
Pierre Marhic (Bohars)
président de l'ANVVEN (Tel: 02 98 47 02 84)

Vendredi 26 mai 2006, mis à jour à 16:40
Essais nucléaires
Les vétérans perdent une bataille
 

Eva John article du jounal l'Express.FR.
 

46 ans après les premiers essais nucléaires français dans le Sahara, les demandes d'indemnisation de cinq anciens appelés du contingent souffrant de cancer ou de bronchite chronique ont été rejetées
 

La Commission d'indemnisation des victimes d'infractions pénales (Civi) a tranché ce matin: elle juge irrecevables les demandes de cinq anciens militaires français qui se disent victimes des essais nucléaires effectués en Polynésie et au Sahara dans les années 1960. Motif : les faits se sont déroulés avant la loi du 1er janvier 1976 sur l'indemnisation des victimes, qui ne peut être rétroactive. "Ce n'est pas que la Commission ait été insensible, loin de là, à la détresse et à la souffrance des victimes", souligne le communiqué annonçant la décision.
L'avocat des cinq anciens militaires, Me Jean-Paul Teissonnière, a aussitôt annoncé son intention de faire appel, rappelant que la Civi a rendu une décision similaire dans l'affaire de l'amiante qui a été cassée en deuxième instance.
 
En Algérie puis dans le Pacifique, des milliers d'appelés du contingent ont été exposés à la contamination radioactive lors des essais nucléaires français. Parmi les cinq demandes adressées à l'Etat, l'une est formulée par la veuve du militaire Bernard Lecullée, ancien sous-officier de l'armée française au Sahara décédé en 1976 d'une grave maladie de la moelle osseuse. Les quatre militaires survivants, tous aujourd'hui âgés d'une soixantaine d'années, sont d'anciens appelés du contingent qui ont participé à des essais nucléaires au Sahara ou en Polynésie française. Ils souffrent notamment de cancer ou de bronchite chronique.
Jacques. A.N.V.V.E.N.



Monsieur le Député,
    J'ai écouté sur RTL votre plaidoyer en faveur des victimes du communisme et je ne condamne pas votre initiative; c'est vrai que la mode est à la repentance (colonisation, esclavage... 
    Je voudrais simplement attirer votre attention sur le sort injuste réservé par notre chère République à ceux qui ont contribué à la mise en place de la dissuasion nucléaire voulue par le général de Gaulle. Les essais nucléaires du Sahara puis de Polynésie ont eu des conséquences parfois dramatiques et mortelles pour les vétérans civils, appelés ou militaires de carrière. Tous les pays occidentaux ont reconnu les faits dommageables sauf notre grande France. Les veuves et orphelins, nombreux en Bretagne et dans le Finistère, sont abandonnés par une nation ingrate et à la mémoire bien courte.  D'autres corporations sont autrement bien traitées par les parlementaires:agriculteurs, viticulteurs, aviculteurs, arboriculteurs, restaurateurs....
    Monsieur Lagarde, avez-vous l'intention de fixer un jour pour rendre hommage à ceux qui ont servi la dissuasion et donc la Paix,  en risquant leur vie?
    Allez-vous signer, appuyer et voter la proposition de loi déposée par C Taubira et P Giacobbi?
    Salutations distinguées.
    P Marhic
président de l'Association Nationale des Vétérans Victimes des Essais Nucléaires (ANVVEN)

A l'occasion du Quarantenaire des essais nucléaires, (fêté à Tahiti) et non en France!courriel adressé aux divers médias et hommes politiques.
Bonjour,
Le scandale des essais nucléaires en Polynésie ne pourra  plus rester dans le secret d'Etat. Sous l'impulsion du nouveau président Oscar Temaru, la vérité est en mouvement. Les parlementaires de gauche agissent pour reconnaître et indemniser ceux qui ont servi la France au mépris d'un réel danger que la hiérarchie, abusée par les scientifiques et politiciens, a toujours dissimulé. Les députés socialistes (Taubira et Giacobbi) ont déposé une proposition de loi qui n'a aucune chance de venir en débat parce que les "gaullistes" feront barrage. Laissons-les face à leur conscience. Les sénateurs ont demandé une commission d'enquête, signée par les élus finistériens: L Le Pensec, F Marc et Y Boyer.
Des négociations sont en cours (J de la Gravière) pour indemniser les populations locales polynésiennes. En revanche, les militaires qui furent exposés sans la moindre précaution (cf amiral Sanguinetti) sont une nouvelle fois exclus, ignorés et méprisés....comme pour l'amiante.De nombreux vétérans sont prématurément décédés laissant des veuves et orphelins désemparés sans le moindre secours de la part de notre ex grand pays. D'autres sont frappés par les maladies radio induites, reconnues par tous les pays occidentaux sauf notre chère France. La Nation est ingrate envers ses plus fidèles serviteurs, elle a la mémoire bien courte.
Certaines corporations sont autrement prises en considération et lourdement récompensées en pure perte depuis des décennies: agriculteurs, aviculteurs, viticulteurs, arboriculteurs et tout récemment les restaurateurs.....C'est vrai que les militaires sont légalistes, disciplinés et soumis. Ils n'ont aucun droit, aucune culture de la revendication ni la moindre association vraiment représentative; c'est le chef à tous les niveaux qui veille aux intérêts de ses subordonnés ! Le récent statut voté en 2005, confirme cette affirmation rétrograde.
Le ministre Mme Alliot-Marie, a mis en place un Observatoire de la Santé des Vétérans (OSV) par décret du 20 juin 2004, qui fonctionne en vase clos dans les salons parisiens, en refusant d'auditionner les témoins survivants. S'agit-il seulement de "gagner du temps" en spéculant sur notre mort programmée? Pourquoi ne pas tenir des séances publiques en province (Toulon, Brest, Lorient...) en présence des journalistes? N'est-ce pas cela aussi la décentralisation dont on nous rebat les oreilles? Qui a peur d'entendre nos récits historiques? Voilà un noble et juste débat à ouvrir avant les prochaines élections législatives de 2007. Les vétérans malades et affaiblis qui ont encore la force et le courage de saisir la justice à l'issue d'un véritable parcours du combattant administratif, sont systématiquement renvoyés en appel par le commissaire du gouvernement. Le lien de cause à effet est difficile à prouver, en dépit de nombreux faisceaux de présomptions acceptés dans les autres pays concernés.Rien n'est fait pour faciliter et accélérer les procédures. Bien au contraire! Les victimes ont le sentiment de subir une discrimination négative.
Le retour piteux du Clemenceau à Brest a attisé les convoitises; on a parlé d'emplois qualifiés, de filière juteuse, d'investissements et de grosses subventions, de verrue dans le panorama... Personne n'a eu une pensée pour ceux qui ont servi la France à bord de ce porte-avions. Cela situe le niveau de dégradation du sentiment patriotique. Quelle honte pour la France, en complet déclin! La presse locale, (Ouest France et le Télégramme) a ouvert un forum pour permettre aux rares et vrais patriotes de s'exprimer librement. Merci à ces journaux de pallier ainsi l'insuffisance de nos chers élus.
Belles, longues et bonnes vacances à chacun.
P Marhic (02 98 47 02 84)
président de l'Association Nationale des Vétérans Victimes des Essais Nucléaires (ANVVEN)

Santé : 04/08/2006 à 11:26
Cancers et nucléaire: Florent de Vathaire demande la déclassification de dossiers tenus secrets par l'armée

(Tahitipresse) - Le directeur de l'unité 605 de l'INSERM demande au ministère de la Défense de déclassifier des rapports qui auraient été tenus secrets à propos des taux de cancer de la thyroïde qui seraient liés aux essais nucléaires français.

Dans une interview à Libération, à paraître samedi, annonce l'agence Reuters, le chercheur de l'Inserm estime que ces documents pourraient mettre en évidence la "relation statistiquement significative" dont il avait fait état dans son courrier à M. Julien de la Gravière et qu'Oscar Temaru avait lu en session extraordinaire de l'Assemblée, vendredi dernier.
Dans cette lettre, le scientifique considérait "comme acquis, le fait que les essais nucléaires atmosphériques réalisés par la France ont contribué à augmenter l'incidence du cancer de la thyroïde en Polynésie française". Il annonçait avoir "mis en évidence une relation statistiquement significative entre la dose totale de radiation reçue à la thyroïde du fait des essais nucléaires atmosphériques réalisés par la France en Polynésie française et le risque ultérieur du cancer de la thyroïde diagnostiqué entre 1985 et 2002".
Or, selon le chercheur, rapporte Reuters, l'armée a rédigé deux types de rapports: les uns officiels et donc, a priori, édulcorés, et les autres, officieux. "Ce sont ces derniers que nous voulons obtenir. Un jour où l'autre, ils seront déclassifiés. Cela avait déjà été le cas un peu sous la gauche", estime Florent de Vathaire dans cet entretien.

Des cancers dus aux essais nucléaires français, Journal le Figaro.

Jean-Luc Nothias et Martine Perez .
 Publié le 03 août 2006
La France a procédé à 193 essais nucléaires en Polynésie, notamment sur l'atoll de Mururoa, entre 1960 et 1996.
(DR)
Pour la première fois, une enquête épidémiologique française conclut que les essais nucléaires français réalisés en Polynésie entre 1969 et 1996 auraient entraîné une augmentation des cancers de la thyroïde. Les résultats de cette étude, non encore publiée, effectuée par Florent de Vathaire, directeur de l'unité 605 sur l'épidémiologie des cancers de l'Inserm, suscitent des remous au sein de l'armée française et des associations de victimes.
 
«Nous confirmons que nous avons établi un lien entre les retombées dues aux essais nucléaires réalisés par la France et le risque de cancer ultérieur de la thyroïde. Ce lien explique un faible nombre de cancers thyroïdiens, mais il est significatif, explique Florent de Vathaire. Nous avons communiqué, chose exceptionnelle, ces résultats dans leurs grandes lignes avant leur publication dans une revue scientifique, car nous avions promis d'en réserver la primeur aux Polynésiens.»
 
L'étude en question a porté sur 239 cas de cancers de la thyroïde survenus entre 1966 et 1999, qui ont été comparés à un nombre équivalent de témoins. La relation entre ce cancer et les essais nucléaires a été mise en évidence à partir d'une reconstitution dosimétrique et des données météorologiques disponibles durant les vingt et un jours suivant chaque essai.
 
Le nombre de cancers lié avec certitude à ces essais serait très faible, de l'ordre d'une dizaine de cas. «Cette relation est nette, poursuit le chercheur de l'Inserm, si l'on prend en compte la dose reçue, quel que soit l'âge au moment de l'irradiation et elle est même renforcée si l'on étudie la dose reçue avant l'âge de 15 ans et avant l'âge de 10 ans.»
 
Afin de pouvoir quantifier avec plus de précision les conséquences des essais nucléaires, les chercheurs estiment nécessaire que l'armée fasse déclasser certains rapports des services de radioprotection du Centre d'expérimentation du Pacifique. Ce qui n'a pas été fait, malgré certaines déclarations en ce sens. «Il est nécessaire que nous puissions compléter nos études sur le cancer de la thyroïde dans la population générale, notamment afin de quantifier avec plus de précision le nombre de cancers attribuables aux essais et afin d'étudier les susceptibilités génétiques aux radiations en Polynésie française, ajoute Florent de Vathaire. Il est aussi absolument nécessaire que nous puissions réaliser enfin une étude de cohorte sur les travailleurs qui ont participé à ces essais, toutes choses que nous ne pouvons pas réaliser actuellement, faute de financement. Nous demandons donc à l'armée française de financer ces études.»
 
Une nocivité tardivement reconnue
 
L'A.N.V.V.E.N (Association Nationale Vétérans Victimes Essais Nucléaires) soutient quant à elle que : «La France est un des derniers pays à reconnaître la nocivité des essais nucléaires alors que la législation des États-Unis reconnaît, depuis 1988, 31 types de maladies dont 25 cancers qui peuvent être provoqués par les essais nucléaires sur des personnes présentes dans un rayon de 700 kilomètres autour du point zéro.» Le ministère de la Défense attend pour sa part la publication de l'étude avant de s'exprimer.
 
Mais depuis plusieurs années, l'armée a tout de même rendu publics de nombreux documents permettant de mieux connaître ces essais et leurs éventuelles conséquences.
 
La France a effectué, entre le 13 février 1960 et le 27 juillet 1996 un total de 210 essais nucléaires : 17 ont eu lieu en Afrique du Nord entre 1960 et 1966 – 4 atmosphériques dans le Sahara et 13 souterrains dans le Hoggar –, et 193 essais nucléaires ont été réalisés en Polynésie, de 1966 à 1996 sur les îles de Mururoa et Fangataufa – dont 46 atmosphériques et 147 souterrains. D'autres îles d'Océanie furent elles aussi le théâtre d'essais nucléaires, les atolls Eniwetak et Bikini, Johnston et Christmas pour les essais américains, Christmas et Malden pour les britanniques.
 
Le 2 juillet 1966, une première bombe nucléaire de moins de quelque 30 kilotonnes explosait sur une barge au centre de l'atoll de Mururoa. La bombe Little Boy à l'uranium lâchée sur Hiroshima en 1945 avait une puissance de 20 kilotonnes. Celle larguée sur Nagasaki, au plutonium, était de 17 kilotonnes. Le 24 août 1968, la première bombe H, d'une puissance de plus de 1 000 kilotonnes, explosait au-dessus de Fangataufa, suspendue à un ballon. Les 41 essais atmosphériques menés entre 1966 et 1974 se sont faits à partir de barges, de ballons, d'avions (Mirage III, IV et Jaguar) ou de tours.
 
Des doses d'irradiation dépassées
 
Pendant cette période, de légères augmentations de la radioactivité ont été mesurées par des laboratoires néo-zélandais et australiens aux confins de la Polynésie française. Et le gouvernement français a reconnu que plusieurs expériences avaient entraîné des dépassements de doses d'irradiation admises pour les populations. Ainsi, en juillet 1966 (deux essais à 17 jours d'intervalle), des dépassements de 5 fois la dose annuelle admise ont été constatés aux îles Gambier (les plus proches atolls habités des essais nucléaires), à 1 700 kilomètres à l'est de Papeete. En juillet 1967 (un essai) et en juin 1971 (deux essais dont un très gros), de légers dépassements étaient enregistrés sur l'atoll de Tureia, proche du site de tir. En août 1971 (un gros essai), nouveau petit dépassement aux îles Gambier. Et en juillet 1974 (trois essais dont un gros), l'irradiation maximale annuelle était approchée à Tahiti.
 
On estime que 527 tests nucléaires atmosphériques ont été effectués sur la planète entre 1945 et 1980 (date du dernier test de ce type par la Chine) pour une puissance cumulée de 479 mégatonnes (soit l'équivalent de 30 000 Hiroshima).

JOURNAL NOUVEL OBS du 8.8.06. Cancers et essais nucléaires: un chercheur demande la déclassification de documents

AP | 05.08.06 | 20:14


PARIS (AP) -- Le chercheur Florent de Vathaire, qui affirme avoir démontré le lien entre les essais nucléaires français et les cancers de la thyroïde en Polynésie, demande au ministère de la Défense de déclassifier des rapports du Service mixte de sécurité radiologique (SMSR).
"On a démontré que le risque de cancer de la thyroïde dépendait des doses de radiations reçues", réaffirme samedi dans "Libération" le directeur de l'unité 605 (épidémiologie des cancers) de l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale).
"L'accès à ces rapports permettrait une estimation fiable du nombre de cancers de la thyroïde associés aux essais", souligne Florent de Vathaire.
Pour l'instant, "on estime que les radiations ont provoqué entre une dizaine et une vingtaine de cancers de la thyroïde, ce qui est relativement peu", observe le chercheur en rappelant que cette maladie peut être favorisée par l'obésité et, chez la femme, une fausse couche ou plusieurs grossesses.
"Ces rapports nous permettront de faire des estimations plus précises", ajoute Florent de Vathaire.
Entre 1966 et 1974, la France a réalisé 41 essais nucléaires aériens sur les atolls polynésiens de Moruroa et Fangataufa (1.200km au sud-est de Tahiti). Après cette date, les tirs furent souterrains jusqu'en 1996 et l'arrêt définitif des expérimentations nucléaires en Polynésie française.
Le SMSR est l'un des services créés dans les années 1960 par le ministère de la Défense et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour surveiller les conséquences des essais nucléaires dans le Pacifique. AP

doc journal le télégramme du président ANVVEN doc journal O-F du président A.N.V.V.E.N
Santé : 24/08/2006 à 15:20
Conséquences des essais nucléaires: Moruroa e Tatou veut accentuer la pression sur les autorités

(Tahitipresse) - Suite au courrier de l'épidémiologiste de l'INSERM, Florent de Vathaire, confirmant le lien entre essais nucléaires et cancers de la thyroïde, l'association Moruroa e Tatou qui regroupe d'anciens travailleurs des sites français entend accentuer la pression sur les pouvoirs publics. Pour l'association, les conclusions du chercheur prouvent de surcroît que c'est l'ensemble de la population de Polynésie qui est concerné.

"L'étude de Florent de Vathaire élargit le fait que les conséquences sur la santé ne concernent pas uniquement les personnels qui ont travaillé sur Moruroa mais également l'ensemble de la population de la Polynésie (...) maintenant on en a l'assurance", explique Bruno Barillot, expert pour le compte du Conseil d'orientation pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (COSCEN) et "soutien" de Moruroa e Tatou.
L'association souhaite désormais que des "études complémentaires" aient lieu et notamment sur les travailleurs des sites nucléaires français.
Elle réclame ainsi auprès du ministère de la Défense, la liste des personnels ayant oeuvré à Moruroa, Fangataufa ou Hao même si, pour l'heure, elle n'a pas obtenu satisfaction.
En possession de documents datant de 1966 et estampillés "secret défense", elle affirme en outre que les circuits d'eaux à bord des navires de la marine nationale naviguant à proximité des sites nucléaires étaient "contaminés".

Un questionnaire adressé aux candidats à l'élection présidentielle de 2007

Moruroa e Tatou entend donc aujourd'hui accentuer son "lobbying" auprès des élus polynésiens, comme de ceux de métropole, pour obtenir des réponses à ses interrogations.
"Un de nos regrets c'est que les parlementaires ont l'air d'avoir les oreilles bouchées par rapport à l'appel des 4400 membres de l'association", déplore le président de Moruroa e Tatou, Roland Oldham.
Estimant représenter une force non négligeable, de par le nombre de ses adhérents, l'association désire donc inviter dans les débats de l'élection présidentielle de 2007 la question du nucléaire.
"Avant les élections, Moruroa e Tatou adressera un courrier avec des questions bien précises à tous les candidats à la présidence qui se devront d'y répondre".
En outre, le Conseil économique social et culturel (CESC) de Polynésie, dont un siège est dévolu à l'association, s'est également autosaisi de la question et devrait présenter ses recommandations prochainement avant de les transmettre au CES en métropole.
"Le nucléaire a été cloisonné par le politique, mais aujourd'hui il se libère un peu", se félicite Roland Oldham avant de souligner que "la collaboration" entre les représentants des associations, des syndicats "et même du patronnât" polynésiens est "très encourageante".

Changement des statuts de l'association

L'association compte également sur "le réseau international" dont elle dispose pour porter le dossier sur des tribunes d'envergures telles celles des Nations Unies ou du Forum du Pacifique.
Enfin, Moruroa e Tatou vient de procéder à la modification de ses statuts ce qui devrait lui permettre de se porter partie civile lors de procès à venir, ce qui n'était pas le cas auparavant.
"À partir du mois d'octobre nous serons partie prenante dans la plainte déposée contre x. Nous allons déposer la plainte en tant qu'association, car, jusqu'à présent, il n'y avait qu'une douzaine de plaignants", précise en ce sens Bruno Barillot.
La venue prochaine, en Polynésie, du Délégué à la sûreté nucléaire, Marcel Jurien de la Graviére, ne s'annonce donc pas sous les meilleurs augures: "je ne vois pas quels arguments il va pouvoir utiliser pour montrer l'innocuité des essais nucléaires", conclut ainsi l'expert du COSCEN.

ATP  


Bonjour,
    Suite aux récents développements concernant l'initiatrive de Maxime Piolot (approuvée par l'élue UDF G Henry dans OF)  d'installer une chorale de 2008 chanteurs sur le Clemenceau à l'occasion des fêtes nautiques de Brest 2008, l'Association Nationale des Vétérans Victimes des Essais Nucléaires (ANVVEN) souhaite apporter les précisions suivantes.
    Certes, notre société apprécie le festif, le convivial et le folklore. Mais ces manifestations superficielles et éphémères ne doivent jamais masquer ou éteindre le souvenir de ceux qui ont beaucoup donné à la Nation dans des circonstances parfois dramatiques. Rappelons pour les plus jeunes, qui ont la chance de vivre dans un pays en paix, parce que protégé par le bouclier de la dissuasion nucléaire, que le Clemenceau a participé aux essais nucléaires atmosphériques et donc très polluants de 1968. Notons que le 24 août 68, le tir Canopus effectué sous ballon (600m d'altitude) à Fangataufa, libéra une puissance de 2600 kt de TNT (1) à comparer avec la bombinette d'Hiroshima de 13 kt "seulement" ou de Nagasaki soit 20 kt. Le 8 septembre 68, le tir Procyon, sous ballon à Mururoa libéra une puissance de 1200 kt. Les conséquences furent dramatiques pour les équipages, décimés, au fil des ans, par des leucémies et cancers de toutes sortes. Tous les pays occidentaux on reconnu les maladies radio-induites et indemnisé leurs vétérans. Seule, notre chère France, s'enferme depuis 40 ans, dans le mensonge d'Etat. L'utilisation abusive du secret défense, facilite les objectifs des politiciens qui nous ont conduits à la boucherie (ex l'Observatoire de la Santé des Vétérans qui fonctionne en vase clos à Paris, en refusant d'auditionner les témoins survivants). C'est vrai que nous n'étions que des militaires, appelés ou engagés de toutes les armes. Le récent statut général des militaires,  voté par le parlement en mars 2005, confirme la condition de sous-citoyen réservée aux plus fidèles serviteurs de l'Etat: pas de maladies professionnelles, interdiction d'adhérer à des organisations professionnelles, pouvoir renforcé et unilatéral de la hiérarchie, sanctions alourdies par des pénalités financières, obligation de fournir la preuve de l'origine et du lien de cause à effet (pas de présomption d'imputabilité), procédures anormalement longues et compliquées devant les administrations et le tribunal des pensions, appel systématique de la part du commissaire du gouvernement...Nos chers parlementaires jouent-ils la montre en spéculant sur notre mort programmée?
 
    Alors, après tout, si un sympathique artiste réussit à faire bouger le curseur verrouillé par les politiciens qui, en juin 2007, vont tous se prétendre gaullistes et patriotes pour capter les voix des militaires, pourquoi ne pas approuver et participer, une tribune nous sera ainsi offerte pour crier notre désespoir.
(1) TNT: trinitrotoluène
P Marhic
président de l'ANVVEN (02 98 47 02 84)